
tempête à
Tidoua
la mosquée de Tidoua
Février 2009. L'hiver a déjà été particulièrement dur : la neige est tombée dès novembre, entraînant la fermeture des principaux cols
d'accès aux localités. Début février il neige encore abondamment : 1 mètre d'épaisseur au sol vers 2200 m d'altitude, la température tombe à -17°. Le village d'Anergui reste coupé du monde
pendant plusieurs semaines. Les habitants ne peuvent plus se ravitailler, beaucoup connaissent la disette, de nombreux bébés décèdent, trois maisons s'écroulent sous le poids
de la neige, le cheptel est décimé (dégradant les revenus des habitants pour plusieurs années). Les habitants quittent leurs maisons, situées en altitude, pour se réfugier dans les grottes et
cabanes du versant sud. L'état n'intervient pas dans les localités.
Les causes principales du sinistre sont la précarité générale des conditions de vie, le manque de préparation des bergers (avec des hivers devenus cléments ces
dernières années), la vétusté des étables et le manque de réserves alimentaires. Le Secours Populaire a envoyé 11000 dirhams pour une aide alimentaire d'urgence, insuffisante au
regard des besoins.