Mardi 19 février 2008

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Des fenêtres publicitaires indépendantes de notre volonté ont été occasionnellement aperçues sur le site. Veuillez nous excuser pour la gêne éventuelle.
Par François
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Mercredi 23 avril 2008

 

L'action Haut Atlas est née en 2007 d'un partenariat non exclusif entre les deux associations communautaires des localités de Timkit et Tidoua (province imazighen d'Azilal - Maroc), et le Secours Populaire Français (fédération du Cantal).

Son but est de favoriser un développement pérenne de ces communautés pauvres et isolées, qui au Maroc comptent parmi les dernières à ne pas accèder à l'école publique, à une desserte carrossable, aux soins médicaux, à l'électricité, à l'eau courante. 

Aussi la rudesse du milieu montagnard rend difficile une diversification économique, pourtant nécessaire afin de parer à la déforestation liée au surpâturage ovin-caprin.

Socialement marginalisés dans la société marocaine et ayant actuellement comme alternative un exode bien précaire, les 600 habitants se sont regroupés en associations afin de prendre en main collectivement leur avenir. 

Ils font appel au Secours Populaire Français, et à tout autre organisme de solidarité, afin de les soutenir financièrement et techniquement dans leur démarche essentiellement autogérée.

Il s'agit d'abord de préserver l'équilibre social des communautés, par la valorisation de certaines pratiques traditionnelles, par la progressivité des transformations et en relativisant le modèle occidental de développement.

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Priorités :


1. Scolariser
sur place les enfants, alphabétiser les adultes demandeurs
(action initiée en 2005 par la Fondation marocaine Zakoura Education, qui achève son programme en juin 2008, date à laquelle une solution doit être trouvée pour maintenir les écoles associatives ou installer l'école publique)




2. Sauver une forêt menacée : plantation d'arbres,
   mise en jachère d'espaces





3.
Ouvrir des pistes carrossables 
   à travers 20 kilomètres de montagne rocailleuse





4. Développer des revenus de substitution 
    au pastoralisme
:
   cultures, apiculture, cueillettes,artisanat

 




5. Accéder aux soins de base :
   formation de deux jeunes femmes aux premiers
   soins et aux gestes d'accouchement, construction de
   petits dispensaires






6. Améliorer les conditions sanitaires et l'accès à
     l'eau
: formation, construction de puits









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Période de réalisation envisagée : 2007-2015 (délai plus court si intervention majeure de nouveaux partenaires).

Actions déjà réalisées :

-Don de 6000 vêtements chauds (anoraks, pantalons) de chaussures; de fournitures scolaires (août et décembre 2007).

-Organisation de réunions publiques afin de définir le projet (décembre 2007 et juin 2008).


Contact :
action-haut-atlas@laposte.net






Par Carton François
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Vendredi 2 mai 2008

Nous recherchons des bénévoles se rendant au Maroc avec leur véhicule, afin de transporter des fournitures à destination des douars de Timkit et Tidoua (1 mètre cube ou plus).

Ceux-ci étant inaccessibles en voiture, il s'agit de déposer le chargement chez une personne de confiance, à Taguileft (1h30mn au sud-est de Beni-Mellal, par route goudronnée).

Les bénévoles pourront y être gracieusement accueillis pour la nuit, et les frais de transport liés au détour, remboursés.

Les fournitures seront ultérieurement amenées dans les douars sur les mules (la participation des bénévoles n'est pas nécessaire mais ceux qui veulent faire la balade peuvent compter sur l'hospitalité des montagnards).

Pour des précisions :
François Carton 04.71.49.80.29
action-haut-atlas@laposte.net






Par Carton François
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Samedi 3 mai 2008

CONTEXTE

 

L’ouest et le nord du Maroc connaissent un développement économique important : construction d’un gigantesque port à Tanger, d’autoroutes et de villes nouvelles comme celles en périphérie de Marrakech ou Nador.  Les conditions matérielles s’améliorent pour une partie des habitants.

Aux marges de cette classe moyenne naissante, existent deux grandes « oubliées» :

-          la  population pauvre des villes

-          la  population des hautes montagnes enclavées et des steppes désertiques

 

L’Etat a beaucoup investi depuis une dizaine d’années dans l’Education : il y a des écoles sur presque tout le territoire et l’alphabétisation progresse. Seules les plus hautes montagnes et les steppes des nomades n’en disposent pas. C’est la cas notamment d’innombrables sites du haut-Atlas, également dépourvus des équipements et services de base : pas d’accès carrossable, de soins médicaux, d’électricité… parfois l’accès à l’eau est également problématique. La fréquentation touristique est pour certains habitants une source de comparaison voire de dévalorisation. La mendicité et le renforcement de l'illusion de l’« ailleurs » perturbent l’équilibre des communautés traditionnelles.

 

En haute montagne, les possibilités naturelles sont restreintes et permettent difficilement une diversification économique : l’élevage (chèvres, moutons) et la culture de céréales (pour l’autoconsommation de pain et la nourriture des mules), sont les activités quasi-exclusives.

 

Cette absence de perspectives et la connaissance d’un monde qui se dit « en mouvement » et qui par ses télévisions donne à voir des images attractives, sont à l’origine d’un désir d’exode largement répandu. Celui-ci, associé à l’analphabétisme et à la dureté de l’existence, freine la mobilisation des énergies pour améliorer le quotidien ici même, et peut expliquer un phénomène tel que la déforestation : on néglige un futur que l’on souhaite ailleurs.

 

Mais contrairement à l’essor industriel des 19ème et 20ème siècles en Europe qui absorba la population migrante des campagnes, le développement du Maroc s’accompagne d’un taux de chômage élevé. La forte natalité est une des causes (elle diminue au niveau national). La politique de maintien à la montagne des populations, une conséquence. Par ailleurs les frontières de l’Europe se ferment chaque jour davantage et les visas octroyés pour les ressortissants du continent africain sont principalement pour des personnes « choisies » en fonction de leurs hautes compétences techniques.

Ainsi  les rêves d’exode ne se réaliseront sans doute pas.

Localement pourtant, dans les sites les plus précarisés notamment par le recul de la forêt (par exemple Zerkane et le Kousser dans l'Atlas), se produit une émigration massive en direction des villes les plus proches. Mais en fait de « rêve », il s’agit simplement de survivre.

Pour approfondir ces questions :
article de Nadir Boumaza
"crise, action et mutations : le Haut-Atlas marocain et les effets d'une programmation du tourisme"
 https://dspace.msh-alpes.prd.fr/bitstream/1801/290/2/RGA_1996-4_03-Boumaza.pdf

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ANALYSE DES SITES DE TIMKIT ET TIDOUA

 

Localisation.

Les douars de Timkit et Tidoua s’étendent à l’ouest de la commune d’Anergui (province d'Azilal, Haut-Atlas central), sur une superficie de 60 km2 comprenant les versants méridionaux et orientaux du Jbel Chito (2700 m), la vallée suspendue de l’Akka n’Timkit et divers vallons adjacents, et le plateau de Tidoua ; le tout surplombe le canyon de l’Asif Melloul.

 

Peuplement.

Il est très dispersé (fermes isolées) entre 1700 et 2300 mètres d’altitude, avec une concentration plus forte à Tidoua, qui est aussi plus élevé globalement (2100 à 2300 m). La population est estimée approximativement à 600 habitants (150 à Tidoua) dont 50% ont moins de 20 ans. La natalité est très élevée. Il n’y pas de recensement ni d’étude démographique disponibles mais, malgré l’émigration de quelques jeunes vers les villes, on peut supposer que la population augmente. Densité de population : 10 habitants / km2. Ce sont des imazighen (berbères). La langue est le tamazight du Maroc central (l’une des trois principales langues berbères du Maroc).

 

Mode de vie.

Pour les hommes la vie se partage entre les travaux - de force ! - agricoles, le gardiennage des troupeaux, les déplacements aux souks, le gros bûcheronnage. Les femmes s’occupent des bébés, des tâches ménagères et d’activités agricoles ou pastorales à proximité de la maison, du petit bûcheronnage. Fiançailles et mariages ont lieu après les moissons. Les unions hors mariages sont socialement désapprouvées, et les enfants qui en naissent sont marginalisés. Une récente loi (moudawana, le code du mariage) a repoussé l’âge du mariage à 18 ans pour les femmes, avec égalité des droits. La religion est l’Islam qui, en plus des nécessités de la vie montagnarde, fait de l’hospitalité offerte aux voyageurs une règle. La solidarité familiale est essentielle : c’est elle qui sécurise l’existence face à la maladie ou à la vieillesse. Le pain est la base de l’alimentation, le principal apport calorifique : trempé dans l’huile d’olive au petit déjeuner et à midi, associé au tagine le soir… et toujours accompagné du thé bien sucré. La consommation d’alcool, de tabac et autres drogues est quasiment inexistante. La vente des chèvres et moutons constitue le principal revenu de tous les foyers. Il permet d’acheter les denrées non productibles à Timkit et Tidoua (aliments, vêtements…). Les rares dépenses non vitales sont souvent consacrées à l’acquisition d’équipements solaires et de télés (environ un foyer sur trois en dispose).


Santé.

Le dispensaire gratuit d’Anergui, à trois heures de mule, ne peut traiter que les affections bénignes. Il procède aussi à la vaccination des nouveaux-nés, lorsque ceux-ci sont amenés. Les tarifs des médecins et hôpitaux privés sont prohibitifs par rapport aux revenus des habitants. Ils n’ont pas d’assurance-maladie. L’hôpital public, gratuit, manque de moyens et il faut un à deux jours pour s’y rendre (Beni-Mellal). Parmi les pathologies courantes, on trouve des problèmes à la thyroïde (manque d’iode car faible consommation de sel marin), des brûlures aux yeux et des cataractes (intense exposition au rayonnement solaire), des maladies vénériennes (syphilis), de l’asthme, des rhumatismes. Les accouchements difficiles sont sans solution.

     

Habitats.

Les habitations, de petite taille et de plein pied, ont des murs de pierres sommairement taillées, liées par un torchis. Ils sont enduits à l’intérieur d’un crépi argileux lissé. Une ou deux fenêtres, petites, côté sud. Le toit, plat et simple, est constitué de solides poutres en bois surmontées de planchettes sur lesquelles repose une importante épaisseur de terre battue faisant l’étanchéité. Le chauffage et la cuisine sont assurés par un poêle (le même modèle dans la plupart des maisons). Occasionnellement le gaz en bouteille est utilisé. Nulle part il n’y a l’eau courante.

A côté de la maison une bergerie sert à loger les troupeaux la nuit.

 

Eau.

La roche calcaire explique la perméabilité des sols et la rareté des sources (seulement deux, à faible débit). Timkit signifie « goutte » (source, dont l’usage est public). L’eau s’infiltre rapidement dans les fissures ou, lors des grosses précipitations, dévale de manière torrentielle dans les akkas (rivières occasionnelles) sans pouvoir être retenue. La nappe phréatique, généralement profonde, permet rarement l’existence de puits. En revanche, chaque foyer dispose d’un réservoir d’accumulation d’eau de ruissellement, souvent installé en contrebas d’une dalle rocheuse ou dans un creux, et entouré d’un muret pour limiter la pollution par les troupeaux. Le réservoir est couvert de branches et de pierres plates pour protéger l’eau de la chaleur et du gel.

 

Agriculture.

L’irrigation étant impossible, seules les céréales sont cultivées (à l’exception du site d’Amsgour où de petites quantités de légumes sont produites, ainsi que des amandes). Il s’agit de productions vivrières, autoconsommées. Les techniques sont ancestrales : laboures avec des mules en décembre, moissons manuelles en juin et juillet. Seule la production de farine est partiellement mécanisée à Timkit (machine à moteur essence appartenant à un particulier qui fait office de meunier). Les rendements agricoles, sans utilisation d’engrais ni arrosage, sont directement tributaires du climat et par conséquent très irréguliers d’une année à l’autre (et, à en croire les anciens comme les climatologues, l’évolution est à la sécheresse). Quelques ruches existent (miel de thym et romarin).

 

Elevage.

L’élevage ovin-caprin, vital mais excessif par rapport aux capacités naturelles, est le principal responsable de la déforestation (les troupeaux piétinent et broutent les jeunes arbres qui ne peuvent se développer).

  

Climat.

C’est un climat méditerranéen de montagne, assez frais et très lumineux. L’automne est la saison la plus humide, avec des pluies quelquefois diluviennes et, à partir de novembre, des chutes neigeuses. L’hiver est marqué : il gèle pratiquement chaque nuit et l’enneigement peut tenir au sol plusieurs semaines, voire plusieurs mois de suite au-dessus de 2000 mètres, formant de la boue en fondant et entravant les déplacements. Après un court épisode de relative verdure au printemps, chaleur et sécheresse s’installent en été, ponctuées de rares orages.

Le changement climatique en cours pourrait entraîner la désertification du Haut-Atlas.

 

Végétation.

Elle est étagée avec l’altitude :

- en dessous de 1800 à 2000 mètres, zone moins habitée en raison de son faible intérêt pastoral, la forêt domine (grands pins noirs, chênes verts, genévriers…), généralement assez claire, localement dense, avec un sous-bois pauvre (buissons et pierriers, terres argileuses, très peu d’herbe).

- de 1800 / 2000 m à 2200 / 2400 mètres, zone plus habitée en raison de son intérêt pastoral conjugué à des conditions biologiques supportables pour les hommes (présence de la forêt protectrice et productrice de combustible), la forêt – surexploitée – devient plus clairsemée et les pins disparaissent. Chênes verts, thuyas, genévriers, résistent. Buissons et jeunes arbres sont rares. Les pierriers alternent avec les cultures.

- au-dessus de 2200 à 2400 mètres, la forêt disparaît complètement : elle pourrait certainement pousser mais la pression pastorale est trop forte, car ici se trouvent les meilleurs pâturages, avec localement la présence d’une pelouse rase, bien que la pierre domine largement.

Le reboisement, face à la pression démographique et au changement du climat, est un enjeu majeur et immédiat pour que les sites de Timkit et Tidoua restent vivables dans les prochaines décennies.

 

Accès.

Uniquement à pied ou en mules (sentiers rocailleux).

Les villages les plus proches sont Anergui (3 heures ; souk et dispensaire) et Taguileft (6 à 8 heures ; tous services).

Pour Timkit, les plus proches accès carrossables sont :

- à 4 heures au nord-est, par Tizi n’Oulahout, la piste reliant Taguileft à Anergui (presque entièrement goudronnée en direction de Taguileft et utilisable par tout véhicule en dehors des périodes enneigées) ;

- à 1 ou 2 heures au sud, la piste reliant Tilouguit à Anergui (4 x 4 uniquement, avec chauffeur expérimenté si l’on vient de Tilouguit).                                                                                              

Pour Tidoua :

- à 2 ou 3 heures au nord-est, la vallée de Tinguerf (piste reliant Taguileft à Anergui, des travaux de goudronnage sont en cours, elle est utilisable par tout véhicule sauf en hiver où seuls passent les 4 x 4)

- à 1 ou 2 heures au sud, la vallée de l’Asif Melloul (piste reliant Tilouguit à Anergui, uniquement 4 x 4)


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PERSPECTIVES

 

Garantir le maintien des écoles, soutenir le reboisement et le développement des revenus de substitution au pastoralisme, améliorer les conditions sanitaires, seront les objectifs poursuivis par l’Action Haut-Atlas à Timkit et Tidoua jusqu’à :

-          l’installation d’une école publique, de dispensaires

-          l’arrivée de pistes carrossables

-          la régénération de la forêt

-          la pérennisation de nouvelles activités économiques

-          l’amélioration tangible des conditions de vie

 

On ne peut donner une date précise pour l’aboutissement de ces objectifs.

 

De nombreuses initiatives du ce type existent dans le haut-Atlas, mais elles manquent souvent de moyens et, en raison même de l’isolement géographique, elles peinent à toucher efficacement les populations qui en ont le plus besoin.

Il serait assurément intéressant de relier ces initiatives pour qu’elles soient davantage concertées, et orientées en fonction de critères d’urgence précis (public prioritaire, zonage géographique, finalités de l’action).

L’Action haut-Atlas s’inscrit ainsi dans la perspective d’une large dynamique publique en faveur des communautés montagnardes les plus pauvres. 

 

 

 

 

 

 

 

Par Carton François
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Dimanche 4 mai 2008

Dans le monde, les inégalités sociales n'ont sans doute jamais été aussi grandes qu'aujourd'hui.
Un cinquième des habitants (Etats-unis, Canada, Europe de l'ouest, Japon...) possède monétairement environ les quatre cinquièmes des richesses.

Les pays "favorisés" érigent des murs et des lois permettant de "réguler" les flux migratoires engendrés par les inégalités.

Notre "société du spectacle", telle que la définissait le philosophe Guy Debord, constitue un attrait puissant et destructeur pour des millions d'humains.
Or selon la théorie de l'empreinte écologique, il faudrait six planètes comme la nôtre pour permettre durablement à l'humanité de vivre, si tous ses habitants avaient le même mode de vie que celui des états-uniens.
Quatre planètes pour le mode de vie des français.

Le modèle d'une mondialisation reposant sur les privilèges des uns et la misère des autres, la dégradation de la biosphère, l'aliénation marchande et spéculative, entrave l'humanité.
Les Droits de l'Homme sont trop souvent remis en cause par les pratiques réelles des pays qui s'en réclament.

Notre modeste action a pour finalité l'accès aux droits fondamentaux pour une population qui en est largement exclue : éducation, accès à l'eau potable, accès à la santé etc.  

Pour y participer contactez-nous : action-haut-atlas@laposte.net



A propos du projet d'"Union Pour la Méditerranée" et des rapports nord-sud,
un article d'Ali Bensaad paru dans le monde du 10.07.2008 :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/10/pour-les-europeens-s-agit-il-de-contenir-le-sud-ou-de-s-ouvrir-a-lui-par-ali-bensaad_1068628_3232.html


Par Carton François
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Mardi 15 juillet 2008

Trois bénévoles du Secours Populaire Français - Paul Hermet, secrétaire départemental du SPF Cantal, Lhoucine Garrouge, acteur associatif franco-marocain, et François Carton, co-initiateur du projet - ont effectué fin juin 2008 une mission au Maroc.

La Fondation Hassan II a payé le passage aller en bâteau du véhicule et des trois passagers.

Ils ont rencontré à Rabat le président de la fondation, monsieur Zahi, afin de lui exposer l'action haut-Atlas et de recueillir son point de vue sur les questions de l'éducation, de la santé, du développement.

Rencontre ensuite à Beni-Mellal avec le directeur local de l'Agence de Développement Social, qui a exposé aux bénévoles les modalités d'action de son organisme, s'inscrivant dans le plan gouvernemental INDH (Initiative Nationale Développement Humain).


Des fournitures scolaires et des livres, collectés dans le Cantal lors du cross de la solidarité et d'une "opération caddie" en supermarché à l'automne, ainsi que par des élèves du collège La Vigière à St Flour, ont été amenés aux écoles de Timkit et Tidoua.

La rencontre avec les instituteurs des écoles associatives - Driss Naji et Abderrahim Oussif - a révélé l'incertitude du financement des écoles par l'éducation nationale marocaine.

Dans l'éventualité de sa contribution (financement au moins partiel des écoles associatives), les fonds du Secours Populaire pourraient être utilisés à deux autres projets :
- construire une réserve d'eau à la source de Timkit
- reboiser un espace collectif à Tidoua

Sinon les fonds du SPF seront uniquement affectés au maintien des écoles.

Un échange entre les écoliers de Timkit et Tidoua et ceux d'une classe du collège La Vigière à St Flour, devrait s'approfondir et s'étendre à d'autres classes dès la prochaine rentrée scolaire.











Les élèves de Timkit
et leur instituteur, Abderrahim Oussif


La mission s'est achevée par un retour à Rabat où les bénévoles ont rencontré un journaliste et envisagé la possibilité d'un reportage télévisuel à Timkit et Tidoua, afin de présenter les difficultés et les projets des habitants.
Celui-ci pourrait être réalisé fin 2008.


Par Carton François
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Lundi 1 septembre 2008
Avec trente euros, vous pouvez permettre la scolarisation d'un enfant de Timkit ou de Tidoua pendant deux mois.

L'enseignement, de niveau primaire, est dispensé par les deux instituteurs des écoles associatives (3 ans d'expérience sur les mêmes postes au sein de la Fondation Zakoura Education). 

Le programme est celui de l'Education Nationale Marocaine, en vue de la future intégration des élèves au système public (au collège de Taguileft, en internat, car il faut un jour de marche depuis les villages pour s'y rendre). Arabe, Mathématiques, Sciences Naturelles, Français, sont les principales matières.

Il y a 45 élèves, dont la moitié sont des filles.

Avec votre participation, vous recevrez par internet un courrier bimestriel sur l'actualité des écoles.

Pour adresser vos dons (remboursables à 66 % par les impôts et exclusivement affectés à la scolarisation des élèves de Timkit et Tidoua) :

par chèque à l'ordre du SECOURS POPULAIRE FRANCAIS
avec au dos la mention "Scolarité Atlas" et votre éventuelle adresse net
à envoyer au :
Secours Populaire Français
14, rue Méallet de Cours
15000 AURILLAC






Par Carton François
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Dimanche 15 mars 2009

1) EDUCATION

 

passer de la précarité à la pérennité du cadre d’enseignement


Coût : 46300 euros sur deux ans
 

-      Equipement des écoles : panneaux solaires, éclairage, télévision et lecteur vidéo, fonds documentaire, nouveaux tableaux, tables, peinture des murs des salles, toilettes

 

-       Conditions de vie des enseignants : agrandissement des logements de fonction ; pose de panneaux solaires, chauffage et cuisine à gaz ; mise à disposition de deux mules pour les déplacements (confiées le reste du temps aux paysans qui les nourriront et les feront travailler) ; passage des salaires à 320 €/mois pour rémunérer l’activité parallèle d’agent de développement (quart temps inclus au budget « éducation »)

 

-        Formation des agents-enseignants en informatique et gestion

 

-        Insertion socioculturelle des élèves : sortie annuelle de découverte d’une ville (que la plupart des enfants ne connaissent pas) ; allocation de rentrée scolaire pour les familles envoyant leur(s) enfant(s) au collège, lycée ou université

 

-    Demande d’installation de l’école publique et de titularisation des deux enseignants associatifs (dans cette éventualité les fonds initialement alloués pour les salaires seront réaffectés à l’équipement et au social – sauf conditions contraires de certains bailleurs)



Impact recherché et moyens d'évaluation

           

-          Accroître le taux de scolarisation des enfants à Timkkit (actuellement de 50 %) et le maintenir à Tidoua (100 %) ; évaluation par les enseignants qui recensent les enfants en âge d’être scolarisés

-          Améliorer la qualité de l’enseignement, qui sera notamment évaluée en comparant entre 2008 et 2011 les résultats des élèves à l’examen d’entrée au collège

-         Suivi et évaluation externes par un inspecteur de l’Education Nationale marocaine (une visite annuelle) et par le chargé de mission du SPF (une à deux visites annuelles)



 

  2) ACCES A L'EAU


 Construction de captages et réserves

 Coût : 43700 euros


 

-         Alimentation en eau potable des centres de Timkkit et Tidoua (école, mosquée, lieu de vie collective), en canalisant des sources et en stockant leur surplus ; des jardins seront irrigués en contrebas des réserves

-         Construction de six autres stockages (collecte d’eau de ruissellement ou de source périodique) à proximité de secteurs habités ou des lieux de transhumance

-         Sur la localité de Tidoua (Iferd), consolidation d’un bassin de 1200 m3 et construction d’un abreuvoir pour les troupeaux

 

-         Les habitants transporteront bénévolement les matériaux de construction entre l’accès carrossable le plus proche et les chantiers, qui seront réalisés avec la main d’œuvre locale (2 équipes de 4 personnes rémunérées, assurées en cas d’accident)

 

 

Impact recherché et moyens d’évaluation

 

-         Doubler la consommation d’eau des habitants et améliorer les conditions sanitaires

-          Prémunir des pénuries en cas de sécheresse

-          Expérimenter les jardins et développer l’autosuffisance alimentaire

-          Améliorer qualitativement l’élevage par une meilleure hydratation des bêtes (Tidoua)

 

-          Gestion des aménagements assurée par les deux associations locales : modalités d’usage, entretien, évaluation des avantages obtenus / améliorations à apporter

-          Suivi externe assuré par le chargé de mission du Secours Populaire Français (une à deux visites annuelles)




3) REBOISEMENT A TIDOUA

  

 un projet pour les générations futures 

Coût : 22600 euros

-          Mise en défens (clôture) d’espaces pour protéger les jeunes arbres des troupeaux (l’utilisation d’arbres de pépinière est écartée en l’absence de piste pour les acheminer)

-         2010 : Parcelle collective de 5 ha près de l’école (altitude 2200 / 2250m). Des glands  seront plantés et les pousses spontanées seront laissées. Deuxième phase : éclaircie par sélection des arbres selon leur vivacité (années 2020)

-          2011 : 18 Parcelles privées (4,5 hectares) dispersées sur le plateau de Tidoua et jouxtant généralement les maisons côté nord (future protection contre les vents froids)

 

-         Les travaux seront réalisés par les habitants (recrutement de salariés pour la pose

 de la clôture et bénévolat pour le transport des matériaux et la plantation des glands)

-         Compensation de la perte d’herbage pour les bergers : don d’aliments pour le bétail (à hauteur de 90 € par an par hectare clôturé, jusqu’en 2012) 

 

 

Impact recherché et moyens de pérennisation

 

-          La croissance du chêne dans les conditions de Tidoua est estimée à 2 m à 20 ans, 4-6 m à 50 ans jusqu’à atteindre 10 m à 100/150 ans : impact de long terme

 

-          L’association « Tidoua pour le Développement Humain » aura deux rôles :

      - Gestion des parcelles (modalités de prélèvement en bois, entretien de la 
        plantation)      

      - Pédagogie (via l’école) pour maintenir la volonté populaire de préserver
        son milieu

 

-         La diversification économique, finalité majeure du projet global, appuiera le retour à l’équilibre écologique (prélèvement en bois inférieur ou égal à la production naturelle)

 

-          Evaluation externe du projet : SPF (une à deux visites par an)

 
 

  

 

4) MONTAGE DE PROJETS

Coût des études : 800 euros (hors salaires des agents de développement, inclus au budget "éducation").

Projets (à soumettre à un financement éventuel vers 2010-2012) :

           -    Construction d'une piste carrossable 

           -    Construction de dispensaires et formation aux premiers soins

           -    Création de coopératives apicole et pastorale 

Par Carton François
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Lundi 16 mars 2009

Durée : 11mn25
Par Naïma Horchani Carton
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Samedi 4 avril 2009

Des élèves de Laroquebrou (Cantal) travaillent sur un projet autour des contes de tradition orale en lien avec les écoliers de Timkkit et Tidoua

Dans leur spectacle de fin d'année, les élèves de 6e et CM2 présenteront des contes auvergnats et berbères collectés ici (Auvergne) et là-bas (Haut-Atlas). Un livre-audio rassemblera ces mêmes contes.
En janvier 2009, les collégiens ont recueilli des contes auvergnats auprès des personnes âgées de la maison de retraite Le Floret (reportage d'Anne Percet sur le site de
Couleur Cantal TV ). En avril, les instituteurs de Timkkit et Tidoua enverront aux collégiens français des contes berbères.


Rédaction d'un article par des élèves du collège du Val de Cère (Laroquebrou, 15)

Les élèves de 6e ont souhaité en savoir plus sur les conditions de vie des écoliers de Timkkit et Tidoua, alors avec Philippa Marguin (professeur d'histoire géographie) et dans le cadre d'un atelier Développement Durable, ils ont rencontré un bénévole du Secours Populaire et visionné un
film sur l'action Haut Atlas.
Ils ont ensuite rédigé un article qu'ils ont publié le 31 mars 2009 sur le site de l'encyclopédie Larousse 
 : "Concilier environnement et progrès pour un développement humain durable -  Les actions de coopération décentralisée à Timkit et Tidoua, douars du Haut-Atlas marocain" .


 

Par Naïma Horchani Carton
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