Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 15:28

 

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  Timkit

 

 

L' "Action Haut Atlas" se déroule dans les localités, voisines, de Timkit et Tidoua (jemaa Anergui, Province d'Azilal, Maroc).

 

Il s'agit d'un partenariat entre les associations "Timkit pour le développement et la coopération" et "Tidoua pour le développement humain" et le Secours Populaire Français (fédérations de l'Auvergne), visant à favoriser l'accès aux besoins fondamentaux d'une population - 600 habitants - marquée par la grande pauvreté et la marginalisation socio-culturelle,  animée par le désir de prendre en main son développement avec le soutien des autorités publiques (caïdat, wilaya et diverses délégations ministérielles).

 

Comme d'autres localités du Haut Atlas, Timkit et Tidoua cumulent les freins au développement :

- haute montagne (habitat dispersé entre 1800 et 2400 mètres d'altitude sur 50 km²)

- enclavement (accès carrossable le plus proche à 3 heures de marche)

- climat difficile (enneigement fréquent de novembre à mars, sécheresse estivale)
- sol calcaire peu fertile
- revenu moyen par habitant de 0,4 euro par jour
- pas d'école avant 2005 ; analphabétisme des adultes proche de 100 %
- une seule source, pas d'eau courante dans les maisons, accès limité à l'eau (consommation de 5 litres par jour par personne pour tous les besoins ; l'Organisation Mondiale de la Santé préconise 20 l. pour une "vie décente")
- pas d'électricité (sauf quelques capteurs solaires privés)
- accès limité aux soins de santé (pas de dispensaire sur place, traitements trop coûteux...), mortalité infantile de 20 %

- économie agro-pastorale non mécanisée et non irriguée, fortement tributaire des aléas climatiques (et à terme menacée par des modes de production plus concurrentiels)
- l'essor démographique et le faible potentiel économique engendrent surpâturage et déforestation (la forêt est une ressource vitale pour les habitants : bois de chauffe et de construction) 


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Tidoua

 
Le contexte général - chômage urbain, fermeture des frontières de l'Europe pour la main d'oeuvre peu technique - restreint fortement les possibilités d'exode, et les discours publics incitent au maintien sur place des populations montagnardes.

Mais elles demeurent marginalisées au sein de la société marocaine, du fait des considérables disparités du développement de celle-ci : de la "façade" moderne des grandes villes de l'ouest à l'insuffisance d'investissements structurels dans certaines zones (le "Maroc inutile").

 

C'est pour remédier à cette situation que les habitants se sont constitués en associations et font appel à l'Etat et aux ONG pour les appuyer dans leur démarche volontariste. Le Secours Populaire Français et le Ministère de l'Education Nationale marocaine financent les deux associations.

 

Par François
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 07:56

 Une situation de semi-pénurie ordinaire

Les précipitations à Timkkit et Tidoua sont de l'ordre de 60 à 80 cm / an dont une part importante sous forme de neige, elles sont très irrégulières d'une année à l'autre et entrecoupées de longues périodes sèches. L'été est généralement très sec (en moyenne 6 cm de juin à septembre). Le terrain calcaire engendre une intense infiltration, de sorte que l'eau disponible pour les organismes vivants et la consommation humaine est rare, malgré des cumuls bien supérieurs à ceux d'un climat véritablement désertique. De ces conditions, auxquelles se superpose le phénomène de surpâturage, découle un milieu aride et pierreux permettant toutefois lexistence de la forêt  (en déclin) et d’une agriculture céréalière aux techniques ancestrales et à très faible rendement. Il existe deux sources permanentes (toutes deux rapprochées, l'une étant probablement une résurgence de l'autre ou provenant de la même nappe). Les autres sources sont seulement périodiques, apparaissant lors de grosses pluies ou à la fonte des neiges. Les cours deau, sauf l’Assif Melloul éloigné des habitations, sont de courte durée. Le réseau aquatique souterrain nécessiterait des investigations coûteuses (non projetées).

 

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Timkit "la goutte" : l'une des deux sources permanentes sur 50 km2 sert à tout !... Remplissage des bidons ramenés dans les foyers à dos de mule, lessive, toilette, abreuvoir des troupeaux...


 

Usage actuel de leau

Chaque foyer dispose au moins d’une réserve creusée dans le roc pour accumuler l’eau de ruissellement (souvent en contrebas d’une dalle rocheuse étanche). Les 2 sources de Timkkit sont publiques : lavoir, remplissage de bidons pour compléter les besoins des habitants ; le surplus se perd ; file d’attente par faible débit (en été). Consommation moyenne de 5 litres / jour / habitant soit environ 1100 m3 par an pour toute la population (cette faible consommation est la principale cause des mauvaises conditions sanitaires).

 

  Tidwa, dalle naturelle avec réservoir collectant l'eau maroc juin 2008 045

Tidoua : dalle naturelle de collecte des eaux de ruissellement et réservoir de stockage

 

LE PROJET


L'idée est d'utiliser des techniques de construction autochtones de façon à garantir la pérennité des installations (les bâtisseurs étant les futurs utilisateurs et chargés de l'entretien).

 

 Objectifs :

 - Doubler la consommation d’eau des habitants et indirectement améliorer les conditions sanitaires

 - Prémunir des pénuries en cas de sécheresse

 - Améliorer qualitativement l’élevage par une meilleure hydratation des bêtes (Tidoua Iferd)

 

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Déroulement, suivi et évaluation des travaux :
- Les matériaux de construction seront acheminés bénévolement par les habitants, avec leurs mules, entre l'accès carrossable le plus proche et les chantiers.

- Deux équipes d'ouvriers rémunérés, recrutés dans les localités, seront chargées des travaux.

- Un agent de coordination s'occupera de l'achat des matériaux, de l'organisation du transport, de la vérification des travaux et des rapports comptables.
- Le Secours Populaire réalisera des évaluations d'étape (une par an).

- Une évaluation ex-post sera réalisée fin 2013.

Le budget total s'élève à 52000 euros (40000 euros de matériaux et main d'oeuvre, 12000 euros d'outillage, coordination, frais de gestion et évaluation). 

 

2011 : deux projets pilotes (achevés) pour un montant de 6000 euros : 

- système de collecte des eaux de ruissellement et réserve simple – enterrée - de 120 m3 à Adar n'Touja, localité Timkkit

- système de collecte des eaux de ruissellement et réserve simple – enterrée - de 60 m3 à Tinouline, localité Tidoua

 

2012 : alimentation en eau courante du centre des deux localités (écoles, siège des associations, mosquées et lieux de la vie collective) et une autre réserve simple à Timkkit pour un montant de 31000 euros :

- captage de source, canalisation et réserve enterrée 120 m3 avec robinet et abreuvoir à Timkkit centre

- captage de source, canalisation et réserves enterrées 160 m3 avec robinet et abreuvoir à Tidoua centre

- système de collecte des eaux de ruissellement et réserve simple – enterrée - de 120 m3 à Amazir n'Talet, localité Timkkit

  

2013 : bassin pour abreuver les troupeaux et trois réserves enterrées pour un montant de 15000 euros

- bassin 1200 m3 (barrage « contrepoids ») avec abreuvoir pour les troupeaux à Iferd, localité Tidoua

- système de collecte des eaux de ruissellement et réserve simple – enterrée - de 120 m3 à Mounsfel, localité Timkkit

- système de collecte des eaux de ruissellement et réserve simple – enterrée - de 120 m3 à Issoumir, localité Tidoua

- captage de source et réserve de 60 m3 à Tayert, localité Tidoua

 

La gestion des aménagements - modalités d'usage et d'entretien - sera assurée par les deux associations locales.

Par Carton François, bénévole du Secours Populaire
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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 10:10

La petite histoire...

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Décembre 2006, la rencontre fortuite d'un randonneur français avec Abderrahim OUSSIF, instituteur de l'école associative de Timkit qui sollicita son aide pour amener des vêtements à ses élèves. De là fut contacté le Secours Populaire du Cantal, qui expédia trois convois de vêtements (et aussi : chaussures, fournitures scolaires, trousses de premiers soins) a destination des enfants puis de l'ensemble  de la population (6000 articles vestimentaires distribués).

 

 

Bien sûr ce type d'aide ne changeait rien aux causes de la pauvreté, et le partenariat avec les Associations "Timkit pour le développement et la coopération" et "Tidoua pour le développement humain", prit bientôt une autre forme.

 

En 2008, la fin du premier programme d'éducation "non formelle" de niveau primaire mis en oeuvre par la Fondation Zakoura Education (2005-2008), posait la question de la future scolarisation des enfants : impossible pour la plupart des parents d'envoyer leurs jeunes enfants à l'école publique - à six heures de marche aller-retour par des sentiers de montagne dangereux. Difficile également d'envisager un retour à la situation d'avant 2005, où presque tous les enfants n'étaient pas scolarisés. Or les deux enseignants employés par Zakoura se trouvaient disponibles pour continuer leur action dans les écoles implantées localement. Restait à trouver le financement. L'enveloppe octroyée par l'Education Nationale marocaine - environ 2700 euros par an pour les deux écoles - fut ainsi complétée par le Secours Populaire (8000 euros par an), permettant de subvenir aux salaires et divers frais de fonctionnement, dont la construction de l'école de Timkit (jusqu'à présent les cours se déroulaient dans un local exigu prêté par la mosquée). Ainsi a vu le jour un nouveau programme de trois ans (2008 - 2011) concernant 50 élèves. Mais la seule solution pérenne serait l'installation de l'école publique dans les localités (qui devrait déjà être en oeuvre au vu des effectifs et de la loi marocaine).

 

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la nouvelle école de Timkkit, construite et animée avec le financement du Secours Populaire

 

En janvier 2009, des consultations publiques ont permis de faire ressortir les priorités de la population :

1) Scolariser sur place leurs enfants (ouverture d'antennes de l'école publique)

2) Bénéficier d'une desserte carrossable (piste)

3) Développer l'accès à l'eau potable (systèmes d'adduction et réserves)

4) Reboiser le plateau de Tidoua

5) Moderniser-diversifier l'économie (projets d'étables et de production de miel)

6) Améliorer l'accès aux soins médicaux (ouverture de dispensaires sur place)

 

Compte-tenu des moyens limités des quatre fédérations auvergnates du Secours Populaire, il a fallu faire un choix parmi ces priorités. 

Le relais réalisé par le SPF en matière d'enseignement étant par définition temporaire, et ce domaine apparaissant du ressort premier de l'Etat, ce financement prendra fin en juin 2011 (échéance de la convention de 3 ans relative au programme d'éducation "non formelle").

La desserte carrossable - une trentaine de kilomètres de piste dans la montagne rocailleuse - dépassant les capacités financières, techniques - sinon le cadre d'action - du SPF, ce projet est également écarté.

En troisième priorité venait l'accès à l'eau potable. Les habitants disposent d'un solide savoir-faire traditionnel en matière de construction de réserves, et il existe un fort consensus, tant au sein de la population que de la part des autorités publiques pour mener à bien un tel projet. Le SPF a donc commencé cette année à financer la construction des premières réserves. Cette action devrait s'intensifier à partir de 2011 (article suivant).

 

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creusement d'une "fouille" pour la réserve d'eau d'Adar n'Touja, sur le territoire de Timkit (août 2010)


 


Par Carton François, bénévole du Secours Populaire
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 10:17

 

Notre dernière visite au Maroc a permis d'actualiser notre connaissance de la situation (consultation des habitants de Timkit et Tidoua et rencontres avec les autorités publiques).

 

 

 

1) Education : les options discutables de la Délégation Ministérielle...


La rencontre avec la Délégation Provinciale du Ministère a fait ressortir trois possibilités pour la future scolarisation des enfants de Timkit et Tidoua (après la fin du financement par le SPF en juin 2011) :

- reconduction d'un programme d'éducation non-formelle sans le financement du SPF (ce qui induirait une réduction budgétaire difficilement soutenable avec baisse de salaire de 40 % pour les enseignants...).

- mise en place d'un internat - niveau primaire - à Anergui (qui ne résoudrait pas le problème de l'éloignement : réticence bien compréhensible des parents à se séparer de leurs jeunes enfants durant la semaine , problème du trajet - 6 à 8 heures de marche aller-retour sur des sentiers difficiles, enneigés en hiver).

- solution défendue par les associations locales et le secours populaire : ouvrir sur place des antennes publiques en mettant à disposition de l'éducation nationale les locaux existants et en titularisant sur les deux postes les actuels enseignants associatifs, qui sont parfaitement intégrés à la population.

Hélas cette dernière solution, la seule qui paraisse réaliste et pérenne, ne semble pas priorisée par la Délégation Ministérielle. On s'étonne par ailleurs que les effectifs à Tidoua (25 élèves actuellement) et Timkit (25 élèves actuellement et potentiellement 50) ne suffisent à justifier l'ouverture d'antennes, dans la mesure où la loi marocaine devrait y contraindre et que de nombreuses écoles publiques fonctionnent avec un effectif d'une dizaine d'élèves seulement.


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  passage à gué (a G.) et sentier (à D.) lors de notre retour de Timkit en direction d''Anergui - 3 h. de marche - c'est par là que devraient passer les élèves de 6 ans pour aller et venir chaque semaine à l'internat si l'une des options de la Délégation Ministérielle se concrétise...

 

 

 

 

 

2) Desserte Carrossable : les engagements du Gouverneur.


La rencontre avec Monsieur de Gouverneur de la province d'Azilal confirme les engagements que son prédécesseur avait pris en 2009 lors d'une rencontre avec une délégation des habitants de Timkit et Tidoua : des pistes carrossables seront prochainement réalisées pour desservir les deux localités. Toutefois aucune date n'est fixée pour le début et l'achèvement des travaux. Monsieur le Gouverneur nous assure qu'il s'agit d'une question de quelques mois. Nous lui faisons part de l'inquiètude des habitants de Tidoua, leur desserte étant projetée après celle de Timkit. Il nous explique que les priorités sont fonction du nombre d'habitants concerné (la population est trois fois plus importante à Timkit).

Enfin, nous évoquons la destruction par une crue de la piste le long de la rivière Assif Melloul, suite aux récents orages. Sans cette piste, les habitants de Timkit et Tidoua risquent de subir un grave surcroit d'isolement avec impossibilité en hiver de se rendre au marché d'Anergui où ils s'approvisionnent (la montée des eaux en hiver empêchant de passer à gué). Monsieur le Gouverneur nous assure que la piste sera réhabilitée avant l'hiver prochain (2010-2011).


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il y a quelques années les habitants de Tidoua avaient commencé, avec une simple masse, d'ouvrir une piste pour se relier à la route d'Anergui (ci-contre, leur ouvrage sur le lieu-dit "Tingarf"). Face à l'ampleur du chantier ils ont abandonné  au bout de deux kilomètres (sur dix). Seule l'intervention de l'Etat et de moyens techniques modernes peut assurer leur désenclavement, duquel dépend largement leur développement...

 

 

   

  (photos janvier 2009)

 

 

 

3) Construction de systèmes d'adduction et de réserves d'eau.


Le Caïdat d'Anergui a donné l'autorisation de construction, et la mise en oeuvre du projet financé par le Secours Populaire a commencé (deux ouvrages sur les neuf prévus).  La synergie entre population, associations et pouvoirs publics est la clef de la réussite de tout projet à caractère social.

 

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Tidoua "Iferd" : le projet comporte la réfection et la consolidation de ce bassin (1200 mètres cubes théoriques) destiné à abreuver les troupeaux. Les autres réalisations concernent l'eau potable à usage domestique en vue de doubler la consommation des habitants.

 

 

 

 

  (photo janvier 2009)

 

4) Reboisement à Tidoua.

 

L'échec de nos demandes de financement en 2009 a mené à l'ajournement d'un projet  (mise en défens et plantation de chênes verts sur une parcelle collective de 5 hectares et sur dix-huit parcelles privées de 0,25 hectare).

Fait nouveau, les habitants de Tidoua sollicitent l'intervention de l'administration des Eaux et Forêts pour sauver leurs arbres. Mais celle-ci semble conditionnée par l'ouverture d'une piste carrossable en vue d'effectuer les travaux.

 

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malgré l'urgence écologique et le volontarisme de la population, le projet de reboisement n'est pas à l'ordre du jour...

 

 

 

 

5) Etables.

 

Un contact du Secours Populaire, spécialiste en éco-construction, s'est proposé de mener à bien un projet de construction d'étables qui permettrait de meilleures conditions d'élevage. Consultée, la population a opté pour de petites unités familiales plutôt que de grosses unités coopératives (plus adaptées aux usages habituels et à la contrainte d'éparpillement géographique des bergers). Un millier de bêtes - ovins et caprins - pourrait en bénéficier. L'étude technique et la recherche de financements demeurent à réaliser.

 

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Conclusion.

 

Les objectifs initiaux de la visite ont été remplis : actualisation du diagnostic, redéfinition de la nature du partenariat entre SPF et associations locales, approfondissement des relations avec les autorités publiques. Un audit comptable des associations a également été effectué.

 

Des consultations de la population ressortent deux principales revendications auprès des pouvoirs publics :

- l'ouverture d'écoles publiques dans les localités, seule solution viable pour assurer la continuité de l'enseignement après le terme du financement du SPF

- la construction de pistes carrossables, condition de base d'un développement autochtone

 

L'une et l'autre s'inscrivent dans le cadre des objectifs de la politique nationale, notamment ceux promus par le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH).

 

La contribution du SPF sera intégralement recentrée sur la construction de réserves d'eau à partir de 2011. 

 

Les bénévoles du Secours Populaire adressent leurs remerciements particuliers à Monsieur Ali DAMOURI, Caïd d'Anergui, pour ses diverses contributions au bon déroulement de leur visite et à la concrétisation du projet de réserves d'eau.

 

Par Carton François, bénévole du Secours Populaire
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 20:10



Club Solidarité du Collège La Vigière de Saint-Flour (15)


L'année dernière dans le cadre d'un cours d'éducation civique, un groupe de cinquièmes du collège La Vigière de Saint-Flour s'est mobilisé et a organisé une collecte au profit de deux villages du Haut Atlas marocain : TimkKit et Tidoua.

Cette année, six élèves de cinquième ont renouvelé l'action avec le soutien du Secours Populaire. Ils ont informé les classes par le biais du film réalisé par François Carton et des affiches ont été faites et disposées dans l'établissement afin d'inciter les élèves et l'ensemble du personnel à apporter leur contribution.

Les élèves ont ainsi récolté de nombreux vêtements et du matériel scolaire. Tous ont pris part à ce projet avec beaucoup de sérieux et de motivation et sont contents de venir en aide aux plus démunis.


16 juin 2009
Les élèves du Club Solidarité
Mme Robert, CPE 

Par les élèves du Club Solidarité du collège La Vigière de Saint-Flour
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 11:33


tempête à Tidoua                                                               la mosquée de Tidoua

Février 2009. L'hiver a déjà été particulièrement dur : la neige est tombée dès novembre, entraînant la fermeture des principaux cols d'accès aux localités. Début février il neige encore abondamment : 1 mètre d'épaisseur au sol vers 2200 m d'altitude, la température tombe à -17°. Le village d'Anergui reste coupé du monde pendant plusieurs semaines. Les habitants ne peuvent plus se ravitailler, beaucoup connaissent la disette, de nombreux bébés décèdent, trois maisons s'écroulent sous le poids de la neige, le cheptel est décimé (dégradant les revenus des habitants pour plusieurs années). Les habitants quittent leurs maisons, situées en altitude, pour se réfugier dans les grottes et cabanes du versant sud. L'état n'intervient pas dans les localités.

 
Les causes principales du sinistre sont la précarité générale des conditions de vie, le manque de préparation des bergers (avec des hivers devenus cléments ces dernières années), la vétusté des étables et le manque de réserves alimentaires. Le Secours Populaire a envoyé 11000 dirhams pour une aide alimentaire d'urgence, insuffisante au regard des besoins.

Par Carton François, bénévole du Secours Populaire
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 14:05

Des élèves de Laroquebrou (Cantal) travaillent sur un projet autour des contes de tradition orale en lien avec les écoliers de Timkkit et Tidoua

Dans leur spectacle de fin d'année, les élèves de 6e et CM2 présenteront des contes auvergnats et berbères collectés ici (Auvergne) et là-bas (Haut-Atlas). Un livre-audio rassemblera ces mêmes contes.
En janvier 2009, les collégiens ont recueilli des contes auvergnats auprès des personnes âgées de la maison de retraite Le Floret (reportage d'Anne Percet sur le site de
Couleur Cantal TV ). En avril, les instituteurs de Timkkit et Tidoua enverront aux collégiens français des contes berbères.


Rédaction d'un article par des élèves du collège du Val de Cère (Laroquebrou, 15)

Les élèves de 6e ont souhaité en savoir plus sur les conditions de vie des écoliers de Timkkit et Tidoua, alors avec Philippa Marguin (professeur d'histoire géographie) et dans le cadre d'un atelier Développement Durable, ils ont rencontré un bénévole du Secours Populaire et visionné un
film sur l'action Haut Atlas.
Ils ont ensuite rédigé un article qu'ils ont publié le 31 mars 2009 sur le site de l'encyclopédie Larousse 
 : "Concilier environnement et progrès pour un développement humain durable -  Les actions de coopération décentralisée à Timkit et Tidoua, douars du Haut-Atlas marocain" .


 

Par Naïma Horchani Carton
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